Secteurs d'activité en Namibie

L’Economie de la Namibie est assez stable mais elle reste fragile. A l’échelle de l’Afrique, le revenu par habitant classe le pays au 8ème rang.

A l’échelle mondiale, la Namibie se trouve à la 128ème place. Les activités professionnelles sont plutôt variées. Cependant, certains secteurs sont nettement plus développés que d’autres.

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Le secteur primaire

Environ 50% des emplois locaux sont fournis par l’agriculture, en particulier les élevages bovins et ovins, les cultures de coton, de maïs et de millet. Néanmoins, la part de l’agriculture dans le PIB est limitée à près de 5%.

Le secteur halieutique est un tremplin de développement économique puisque la Namibie dispose d’importantes ressources. La pêche est toutefois conditionnée par la météo, ce qui implique une exploitation cyclique. Le coût de l’énergie limite également les capacités, ce à quoi s'ajoutent des taux de change qui ne sont pas toujours favorables à l’économie locale. Des mesures restrictives ont par ailleurs été mises en place pour assurer la protection de certaines espèces, notamment le merlu.

Le pays possède d’importantes ressources minières. L’uranium, le diamant, le cuivre et l’argent contribuent d’ailleurs à près de 40% du PIB. Le gisement de gaz offshore de Koudou devrait contribuer à l’amélioration de l’économie namibienne.

Depuis les années 2010, des centrales électriques solaires et éoliennes sont entrées en exploitation.

Le secteur secondaire

Parmi les différents secteurs d’activité en Namibie, celui-ci est le moins prospère, la croissance annuelle tournant autour de 3% depuis la moitié des années 1990.

Le secteur industriel emploie environ 6% de la population active et dépend principalement de l’agriculture et de la pêche. La transformation du zinc et du cuivre représentent également une part importante dans les activités industrielles locales. Elle est relativement plus stable, les réserves en sous-sol étant suffisantes pour prévoir une progression continue sur les années à venir.

Le secteur tertiaire

Environ 25% du PIB repose sur le secteur tertiaire dont la croissance annuelle est estimée à 5%.

Les services financiers font l’objet d’une progression constante mais ils restent fortement dépendants de l’Afrique du Sud auquel la Namibie était annexée jusqu’à son indépendance en 1990. Les banques commerciales sont de ce fait privées mais fonctionnent en majorité grâce aux fonds sud-africains. Les transactions monétaires électroniques sont mises en place à la fin des années 1990, calquées sur les opérations réalisées à Johannesburg.

Les compagnies d’assurance sont relativement prospères. A l’instar des banques, ce sont essentiellement des capitaux sud-africains qui leur permettent de fonctionner.

Le tourisme occupe une place importante dans le développement du secteur tertiaire puisqu’il constitue la principale source de devises. L’hôtellerie et la restauration sont de ce fait les domaines les plus porteurs. D’après les statistiques, environ 80% des touristes sont originaires du continent africain. Les Sud-africains et les Angolais sont majoritaires. Les Européens représentent approximativement 17% des touristes. Il s’agit principalement d’Allemands. Il est prévu que la croissance annuelle dans le secteur touristique atteigne 10% par an. Le gouvernement namibien investit donc en ce sens en visant une démarche éco-responsable.

Le commerce international

L’Economie de la Namibie continue dépend fortement des échanges internationaux, l’exportation étant la principale source de revenus du pays. La pêche trouve principalement des débouchés en Espagne, générant le tiers des recettes liées aux exportations. Le pays souhaite élargir ses horizons en exportant de l'ormeau et autres espèces vers le continent asiatique.

La dépendance de la Namibie par rapport aux pays étrangers la rend plus vulnérable aux crises économiques mondiales. Elle subit les conséquences des aléas internationaux, ce qui occasionne une fluctuation considérable du prix des matières premières.

Le pays a intégré la SADC (Communauté de Développement de l’Afrique Australe) et est membre de la SACU (union douanière d’Afrique australe). La Namibie a cependant quitté la COMESA (marché commun de l’Afrique orientale et australe) en 2004.

Le taux de prévalence du sida constitue un frein supplémentaire au développement économique de la Namibie qui possède pourtant des ressources intéressantes.

En 2005, la Namibie enregistrait un taux de chômage d’environ 35%. Pour y faire face, le gouvernement a décidé d’expérimenter un système de revenu universel. Malgré tout, la population reste relativement pauvre. Durant votre voyage en Namibie, il sera donc plus judicieux de ne pas faire étalage de richesses afin de ne pas susciter la convoitise.

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