Les temps modernes
L’histoire de l’Ouzbékistan se poursuit sous l’ère soviétique. En 1918, les Bolchéviks entrent sur le territoire et rencontrent une hostilité importante sur place. Ils réitèrent leurs actions deux ans plus tard et vont en profiter pour mettre la main sur Khiva et Boukhara qu’ils nomment Républiques Populaires. En 1924, ils manipulent le territoire selon leurs envies. Ils retirent la partie correspondant au Tadjikistan, ajoutent le Karakalpakistan, retirent des steppes par ci, en ajoutent par là.
Le quotidien des habitants est aussi chamboulé. Les paysans doivent travailler dans des collectivités et cultiver le coton. Des purges ont régulièrement lieu et les personnages importants sont tués. Mais le peuple ne bouge pas.
En 1989, toutefois, un parti politique indépendant - Birlik (Unité) - voit le jour. Il prône la langue Ouzbèke et refuse la monoculture du coton. Les Soviétiques ne reconnaissent pas ce parti. Une tentative de coup d’état a alors lieu en 1991 et le pays parvient à obtenir son indépendance. Les premières élections présidentielles libres ont lieu en décembre et Karimov – qui proclama l’indépendance quelques mois plus tôt - prend la tête du pays.
Même si le pays semble plus indépendant, Karimov a une mainmise importante dans tous les domaines. De nombreux attentats ont marqué Tachkent au début de l’année 1999. Une répression particulièrement violente a alors lieu.
Une deuxième élection présidentielle se tient en 2000. Karimov remporte de nouveau celle-ci avec 92% des voix, résultat dénoncé par les observateurs internationaux. Mais les attentats du 11 septembre vont faire oublier le pays qui va offrir son aide pour lutter contre l’Afghanistan. Il devient un partenaire des États-Unis dans la lutte contre le terrorisme.
Quatre ans plus tard, on assiste à une nouvelle élection législative. Le parti de Karimov écrase la concurrence. Même si les résultats ne sont pas contestés par la communauté internationale, le peuple n’est pas satisfait. Des manifestations envahissent régulièrement les rues des grandes villes. Le gouvernement décide de réagir et le 13 mai 2005, des centaines de manifestants sont massacrés à Andijan. Le pays refuse l’intervention des États-Unis et de la communauté européenne. Les aides reçues de ceux-ci sont alors stoppées
En 2007, Karimov est réélu. Un an plus tard, les sanctions européennes sont allégées. En 2016, Karimov meurt et est remplacé par son Premier ministre Shavkat Mirziyoyev. Commence alors une période de liberté. Le pays s’ouvre au monde et facilite l’obtention de visas pour les visiteurs curieux.