Une population vieillissante et en baisse
De nos jours, l’Italie n’est plus une terre d’émigration bien que des milliers de ses ressortissants sont éparpillés à travers le monde. Elle serait plus devenue une terre d’immigration aussi bien formelle que clandestine. Les immigrés dont la majorité vient de l’Afrique du Nord, de l’Albanie et de l’ex-Yougoslavie modifient quelque peu le paysage socioculturel italien et viennent même ralentir, voire dynamiser la tendance de la population au vieillissement.
Après avoir réalisé un énième recensement, l’Istat est arrivé à un constat assez alarmant: l’âge moyen de la population d'Italie ne cesse de progresser et malheureusement, l’immigration ne suffit pas à combler ce déclin démographique.
Outre le fait que cette population d’Italie n’augmente plus en nombre, elle commence également à vieillir. Le recensement de 2019 a mis en lumière une population qui n’a pas franchi le seuil des 60 millions depuis 2018. Il a également noté une baisse de 125.000 habitants en une seule année ce qui est énorme en comparaison aux autres pays européens. Toutefois, par rapport à 2011, cette population a connu une hausse minime de 0.3 %. Pendant ces 9 dernières années, ils ont diminué de 1.5 % ce qui est l’équivalent de 800.000 personnes en moins. Bien sûr, cette baisse a été en partie compensée par la hausse de la population étrangère (à peu près 25 %). Entre 2012 et 2019, ce sont 1 million d’immigrés qui ont obtenu la citoyenneté italienne. Aujourd’hui, la population étrangère se chiffre à hauteur de 8.4 % de l’ensemble de la population autochtone.